nIpod, ni soumise

J'en parlerai à mon blog... kikoolol asv ? 20F38 85B. Cynisme et pots de confiture. Vie en noir et blanc. Perdue dans l'arc en ciel de mes délires. Délirium Trémens d'une alcoolique à la vie. Bad trips d'une camée au désespoir. Manur3va et se réveilla.

09 novembre 2009

L'aigle et le marteau qui se fondent en une partouze bien méritée - Commémoration et autres futilités

Ouais, moi aussi j'aimerais célébrer la chute du mur. Mais bon, comme on me fait chier avec ça depuis au moins deux semaines (pensez bien que pour UNE fois où il se passe quelque chose en Allemagne - à part les élections, Tokio Hotel et autres insanités que je ne citerai pas), les profs ne nous lâchent pas avec le sujet et on en prend plein la gueule de ces quelques mots Fall der Berliner Mauer. Donc, si vous savez pas ce qui s'est passé, Wikipédia est votre ami, ou alors je vous laisse le mail de mes différents profs (sauf mon prof particulier, dont je me garde le monopole exclusif, évidemment). Et moi, j'en ai marre des célébrations officielles (enfin, vous pouvez toujours les suivre sur Twitter si ça vous chante, mais je trouve le Berlintwitterwall plus sympa perso), donc on va faire le tour des petites anecdotes qui l'accompagnent.

On commence avec une initiative parisienne. Un chocolatier a choisi de reconstruire le mur... en chocolat. 900 kilos, très précisément, pour quinze mètres de reproduction, et 118 artistes pour la décoration. Miam. Moi j'aimerais être là pour le démontage... et je bave dessus depuis un moment (pas de problème, je me venge sur les gâteaux, y'a toute la maison qui sent bon).

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Autre initiative farfelue, notre président qui a des petits problèmes de mémoires et qui nous raconte la chute du mur de manière fort émouvante sur son facebook... Non vraiment, ça m'a tiré une larme. Non, en fait, j'ai de la fumée dans les yeux (fumée qui me coûte encore plus cher depuis aujourd'hui, d'ailleurs, mais passons). Oubliant par la même qu'il n'est arrivé à Berlin que le lendemain, comme la plupart des officiels d'ailleurs. Vous me direz, Angela était elle au sauna avec ses copines... La politique, on a ça dans la peau, ou pas.

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Un autre hommage assez sympa, réalisé à l'initiative de collégiens courageux, qui ont décidé de reproduire le mur en dominos cette fois, pour les faire s'écrouler sur le tracé originel du mur (enfin une partie). 1,5 kilomètres de longueur, 2,5 mètres de haut, 1000 dominos spécialement décorés pour l'occasion. Sympatoche.

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Un petit diaporama attrapé au passage sur le site LeTemps.ch :

Et on continue: Mieux qu'il y a vingt ans, ce ne seront ni Hasselhoff, ni Rostropovitch qui joueront devant le mur, mais U2, Shakira, etc. On peut dire que le gouvernement a vu grand en offrant 10.000 places pour cet événement, qui se sont écoulées en trois heures. Si vous voulez absolument regarder ça... Euh non, évitez en fait, cay mal pour vos oreilles, écoutez plutôt le dernier Nosfell. Si vous n'avez VRAIMENT ni pudeur, ni dignité, alors oui, vous pouvez allumer votre télé.

Enfin, petite anecdote. Un manuel vidéo, extrait du documentaire Le sexe, la faucille et le marteau à l'usage des Est-Allemands sur la meilleure manière de procurer du plaisir à leur femme. Oui, n'oublions pas qu'à la chute du mur, nos jeunes manants épris de liberté se sont d'abord précipités sur le porno et les sex-shops, jusque là inaccessible, c'était le gouvernement qui se chargeait de leur prodiguer ces utiles renseignements. Petite remise à niveau, mais avec des principes s'il vous plait :


Sexe en Allemagne de l'Est
envoyé par raph66. -

Prolétaires de tous pays, unissez vous, mais chacun de votre côté pour les allemands, et dans le sexe et la jouissance pour les autres. N'étant qu'une petite bourgeoise à l'esprit et au vagin étroits, je ne ferai que regarder.

Et un petit lien supplémentaire qui nous vient du NY Times, photos avant et après la chute. Et n'oubliez pas : "Nous sommes du bouillon, nous sommes Berlin".

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04 novembre 2009

Je me souviens encore c'était demain

Retrouver l'irréalité. Impression de flottement. Je sais pourquoi ça a été si facile, au final. J'en avais rêvé toutes les nuits d'avant. Rêvé que je voyais son cadavre, que je me penchais pour la toucher, froide, que j'embrassais ses joues gelées. Et j'arrivais pas à pleurer. Glas glacial glaçant glacé. Glacée, c'est la seule chose tangible qu'il me reste, contaminée par ce froid, impossible de m'en débarrasser. Le choc de voir le nom sur le cercueil, c'est si froid, si impersonnel, et pourtant c'est le seul truc qui te saute à la gueule et tourne autour de toi en gueulant ça y'est tu réalises maintenant? Oui. Dans mon rêve elle était incinérée dans son four de potier, symbole même de toute sa vie au final. Je peux pas m'empêcher de regarder tous les trucs qu'on a fait ensemble. Ils prennent une autre valeur. Je déteste les cérémonies funéraires, y'a toujours des histoires pas possibles, alors que putain de merde, on aimerait chialer tranquille là. L'ex de mon père est venue, dans l'espoir de le récupérer. Je l'aurais tuée cette salope. Y'a des choses qui ne se font pas. Et du beau au milieu du charnier. Mes parents qui se reparlent, cinq après. Je vais finir par croire aux miracles si ça continue. J'ai enlevé l'alliance autour de mon cou, pour la première fois. Étrange de plus la tourner en permanence quand je suis stressée, je la cherche, machinalement. J'ai du mal à atterrir, c'est le problème quand on est pas préparé. Retourner à la fac encore plus à l'ouest que ces dernières semaines. Difficultés de concentration. Nager dans l'absurdité. Du slogan "Soyez citoyens, élargissez votre anus" suivi d'une pub pour lubrifiant spécial loi Sarkozy, les panneaux pour le concours "Entartez votre président d'université (vous le trouverez dans son bureau)", la fac qui a trouvé un meilleur moyen que la grippe A pour nous tuer à petit feu, à savoir la contamination à l'amiante, les profs qui craquent "Non mais vous pouvez le dire hein que Mata Hari était nympho"... L'impression de pas m'être réveillée. Peut être la conséquence des insomnies de ces derniers jours. Passer la nuit sous la couette, à tenter vainement de dormir ou au moins de se réchauffer, les yeux grand ouverts. Du café pour le côté rassurant d'une tasse fumante entre les doigts. Se souvenir de l'année dernière, pile les mêmes jours, où j'étais aussi debout en pleine nuit chez mon père, en train de crever d'une bronchite qui ne me laissait pas respirer. Je suis pas asphyxiophile, j'allais pas rester couchée à laisser mes poumons battre dans le vide, avec la sensation d'étouffement qui va avec. Ah, c'est pas qu'une sensation?  Les conversations à trois heures du mat' autour d'un café aussi, ponctuées d'interventions du style "hé, tu savais toi que les préservatifs ça se périme?". Imaginer la vie sexuelle de ses parents, ça aussi c'est irréel. Ça devient plus tangible quand la grognasse alcoolique et toxico qui lui sert de copine en est à sa deuxième tentative de lui faire un gosse dans le dos. Léger sourire. Flottement. Impossible de me concentrer. Boucle, j'aimerais bien qu'elle s'arrête, reprendre pied. Valises sous les yeux, j'en suis plutôt à me demander si je devrais pas faire les miennes. Tension. Besoin de patience, mais ça j'ai pas en réserve. Vendredi. La fête des morts sous le soleil. Et la pluie qui ne veut plus s'arrêter. Pleine lune, la nuit aussi claire que le jour. Fermer les rideaux, les volets, oublier que je dois sortir, aller en cours, bosser. J'voudrais dormir, mais je peux pas fermer les yeux. Là j'ai juste le cerveau caché derrière un rideau de pluie grise.

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30 octobre 2009

Sa tendresse impossible en fait rire ; et pour elle - Satan dresse un possible enfer : ire, époux réel.

Oui, tout est de ma faute. J'y peux rien, c'est comme ça. Un peu comme la question de la culpabilité collective allemande. Sauf que là je suis seule. Que j'assume. Et que la propagande ne se fait que dans ma tête. Pire qu'un rouleau compresseur. S'auto-marteler. S'auto-flageller. Je pourrais faire plus simple. Rejeter la faute sur les autres, aléatoirement, tant que ce n'est pas moi : mon copain, mes exs, la société, mes amis qui ne me comprennent pas, mes parents, mon psy que je n'ai pas, et qui sais-je d'autre. Invoquer une quelconque maladie qui changera toutes les semaines qui dégagera toute ma responsabilité, genre que je suis une hystérique, une dépressive, une lunatique extrémiste, une extrémiste tout court ou juste une grande malade, mais ça claque moins qu'un truc psychologique que personne ne connaît. Je pourrais simuler, mentir, m'épancher sur ma vie, owi plaignez moi j'ai si mal à mon âme, insulter tout le monde qui passe. Je pourrais. Sauf que la simplicité c'est pas mon truc. Vendredi prochain je serai considérée comme malade. C'est tellement facile d'avoir des médicaments de nos jours. Ce n'est pas pour moi que je le fais, moi me foutre en l'air je m'en branle. Sauf que je ne suis plus supportable, et que tout vacille, parce que mes crises d'angoisse ne font pas trembler que moi. Alors je vais me calmer, me faire assommer d'un grand coup derrière la tête, ou presque, juste quelques pilules à prendre et la vie reprendra un cours normal. Oublier la tension qui me fous des fourmis jusqu'au bout des doigts. Oublier mes angoisses. Oublier que je me pose toutes ces questions. Oui, je pourrais aussi essayer de ne pas me les poser. Sauf que quand on a raison une fois, on n'a plus de raisons de ne pas le faire. Surtout quand ça continue. Je devrais pas être aussi curieuse. Sauf que c'est ma seule manière de combattre la peur. Et ça ne marche pas du tout, plus la route s'éclaire et plus je vois ce qu'il s'y passe, et plus j'aimerais refermer les yeux et continuer à tâtons. C'est dur de s'empêcher de regarder, on triche, on regarde à travers les cils, puis on finit par céder et regarder, voir l'étendue des dégâts, avoir envie de hurler de peur et de partir en courant, rester tétanisée et constater, en se répétant que tout est de sa faute. Ah oui c'est vrai, on est vendredi. Le vendredi normalement je suis toute seule à la maison, environ mon seul moment d'inactivité dans la semaine, que je devrais exploiter pour bosser. Au lieu de ça, je panique. Me monte la tête. Je ne serai donc pas femme au foyer, j'en deviendrais dingue, à supposer que je ne le sois pas déjà. Mais je suis même trop terre-à-terre pour être dingue. Dommage, j'aurais préféré. Avoir une étiquette "folle" posée en plein milieu du front, les gens qui parlent à voix basse de toi et se taisent quand tu arrives, ou alors qui trainent avec toi parce que quand même c'est classe d'être ami avec un cas psychiatrique. Enfin vendredi je serai un cas en train d'être traité. Tant mieux au final. Je crois que y'a plus rien d'autre à faire.

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Uhuh. Perdre la tête.

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25 octobre 2009

Les chrysantèmes ont raté le changement d'horaire...

... Et la fête des morts est en avance.

Et on se demande pourquoi je déteste le téléphone. Personne ne vous appelle jamais pour les bonnes nouvelles, ça, un SMS suffit. Un téléphone qui sonne, c'est toujours mauvais signe. Toujours ce pincement au cœur, qu'est ce qui va me tomber sur la gueule aujourd'hui? Pas d'exception. Ma tante est décédée cette nuit. J'arrive pas à me faire à cette idée. Ouais, c'est pas perdre un parent, c'est pas dépendre une amie suicidée, c'est pas pleurer un copain dont le parachute a merdé, c'est pas voir sa fille disparaître dans un accident de voiture. Mais moi ça m'affecte. J'y étais pas préparée et pour une fois j'ai pas envie de faire la maligne. Cancer des poumons foudroyant, je le savais depuis pas un mois qu'elle avait cette saloperie. Je pensais que c'était tôt, qu'elle serait soignée. Et j'ai pas pu lui dire au revoir, juste pu lui écrire une putain de lettre d'égoïsme, juste pour pouvoir dire à quelqu'un qui n'en saura rien qu'elle va me manquer, juste histoire d'avoir la conscience tranquille. Pas me sentir coupable de pas avoir été avec elle. J'me sens vide. Je suis comme tout le monde, je sais pas appréhender la mort. J'aimerais être avec ma famille, pouvoir parler d'elle, répéter à quel point elle était bien, pleurer avec eux. Là, j'ai l'impression d'être déplacée. J'aurais aimé que tout s'arrête un moment, que le monde vire en noir et blanc, que je puisse chialer un coup, et que tout reparte. Sauf que les gosses rient, les biches traversent la route, les vaches me regardent en meuglant, l'air complètement con, on essaye de me changer les idées. Je comprends mieux l'appréhension antique de la mort. Descendre dans les rues, s'arracher les cheveux, se flageller, mais surtout pleurer ensemble. Que tout le monde sache que le deuil est dans la maison, mais surtout pour éloigner la mort du domicile. Exorciser. Chasser les fantômes. Maintenant, on doit se planquer pour pleurer. Emmurés vivants dans le silence, harcelés par le souvenir. J'aimerais tout brûler, tout ce qui me rappelle la mort. J'aimerais arriver à sourire, et à laisser les autres heureux. J'ai l'impression d'être un aiguillon de malheur, un truc qui gêne tout le monde qu'on aimerait chasser du plat de la main, un épicentre de tristesse qui gagne les autres. J'aurais aimé que pour une fois, t'aies un vrai anniversaire aussi. J'essayerai. Promis. La mort a un goût plus amer qu'un gâteau à la javel, et j'ai pas envie que ton anniv soit contaminé. J'ai la nausée, juste une putain de vague qui balaye tout. Sa mort a le gout du café. Elle adorait l'odeur du café, mais trouvait ça dégueulasse. Et l'odeur de la cigarette. Cette foutue fumée qui l'a cramée. Et l'air de la Bretagne qui est même pas rentré une dernière fois dans ses poumons ravagés ne sera jamais aussi salé que nos larmes.

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19 octobre 2009

Il y a plus de bactéries sur notre corps que d'humains sur terre

Et la fille qui boude bouddha boudin un vrai boudin boudinés ses doigts se ronger les ongles non il ne faut pas ils sont longs beaux les ongles rongés c'est atroce et quand on pense à toutes les saloperies sous un seul ongle non vraiment pas ça dans la bouche trop de bactéries de saletés beurkh microbes qui se baladent déjà les mains sales de toute façon sale saleté qui ne partira jamais c'est comme puer et s'asperger de désodorisant pour chiottes vacille entre inutile et pire que tout sans issue je suis à moitié malade fatiguée tout le temps dormir pas me dire que demain je dois aller en cours recommencer comme si de rien n'était juste me rouler en boule découvert la joie d'avoir un doudou j'en ai jamais eu avant je n'ai jamais rien eu d'enfantin de toute façon en même temps pour ça fallait passer par l'enfance sauf que mauvaise pioche aînée de famille nombreuse et le reste aussi ne passez pas par la case enfant allez directement à la case adulte ah c'est trop tôt mais c'est pas grave vaut mieux que trop tard comme ce foutu train toujours en retard bruyant un cri dans le wagon d'après imaginer quelqu'un qui saute par la porte qui se fait aspirer passe sous tout le train meurt sang tripes se fondent en petit bout de papier rose commençant par C. Cass., une jurisprudence SNCF de plus mais ce n'est qu'un enfant qui pleure j'aimerais avoir des enfants mais pour ça faut être stable pas à moitié folle terreurs diurnes tout le temps roulée en boule j'ai peur fais peur inutile plus qu'une coquille les yeux éteints regard hagard confiance en moi en dessous de zéro ma faute ma faute tout ça c'est encore de ma faute vous voulez faire un tour dans ma tête c'est très simple je suis une fille simple simplette juste se rappeler tout ce que vous avez fait de travers vous sentir coupable vous dire que c'est votre faute lorsque vous êtes au plus bas continuez encore et encore jusqu'à n'être plus qu'une petite boule de nerfs tremblante tendue comme un string prête à se rompre à tout moment sauf que je suis déjà rafistolée partout une poupée de chiffon ah non si seulement je n'étais qu'une poupée mais je peux pas si une poupée qui pleure qui chie fait de la merde qui pisse qui fume qui se soule au café qui soule les gens comme je les comprends si vous êtes là en train de me lire vous avez franchement du temps à perdre et dieu est un connard il m'a fourrée dans vos pattes c'est un sale coup qu'il vous a fait parce qu'inutile juste bonne à faire de la merde petit virus insidieux juste bon à enfoncer les autres les rendre malades je suis mal fais du mal fais tout mal incapable de me ressaisir parce que y'a rien à rattraper plus rien à tirer de moi à la limite me tirer si froid froid jusqu'au bout des piercings l'acier qui mord la peau et le dos en feu plus qu'une immense inflammation plus grosse que moi gouffre si chouette le gouffre m'approcher plus du bord encore toujours cette attirance du vide un jour je plongerai à l'intérieur de moi même vite comme mon portable qui s'écrase contre le mur violemment et je n'arriverai plus jamais à en sortir parois si lisses et pas de fond regarder le paysage d'en bas la première neige sur les couleurs d'automne sang virginal le paysage comme une mariée de l'ancien temps sur son lit de noces qui vient de se faire troncher pour la première fois connasse de dépressive ferme ta gueule reprends toi désolée j'ai pas la chance d'avoir des illuminations tous les jours je crois que je suis parano que je m'enferme toujours dans mes pires cauchemars sauf qu'à force de jouer à ça ils prennent forme tout ça par ma faute et pas de possibilité de se réveiller juste un choix à faire me ressaisir ou me noyer mais comment veux tu que je respire tu me maintiens la tête sous l'eau manque d'air noyer le poisson dans vingt centimètres d'eau liquidons le problème peut être que je finirai par fondre me dissoudre dans l'eau glacée ou me congeler il faut dédramatiser mais c'est toi qui joues tu occupes toute la scène tu meubles de ton rire si faux larmes trop vraies où est ce foutu dramaturge que je l'étripe je veux pas de ce scénario moi je veux pas monter sur scène mais tu continues ton texte comme il devrait être moi je suis bornée j'ai le trac comme je ne l'ai jamais eu toi t'arrives à faire semblant pour une fois c'est moi qui suis incapable d'en faire autant alors je continue rôle muet ou rôle du fou qui déblatère n'importe quoi mais le fou ne ment pas sauf que j'arrive même pas à m'énerver à te renvoyer une remarque acerbe dans la gueule parce que ma faute tout ça alors je fais le figurant dans ma propre tragédie actrice je regarde et me rend pas compte du problème comme toujours comme jamais jamais ça sera comme avant même si je t'aime je teigne je geins là je sais pas quoi faire je me déteste encore un peu plus encore un peu encore.

bloup




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